Saint-Malo

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Saint-Malo situé dans le département de l’ Ille-et-Vilaine, fait partie de la région Bretagne. Connue pour ses remparts et sa superbe plage, cette station balnéaire, l’une des plus visitées de la région, attire chaque été plus de 200 000 touristes, alors qu’elle ne compte que 45 000 résidents à l’année.

La cité-corsaire, où naquirent Chateaubriand, Jacques Cartier et Robert Surcouf, est sans conteste la perle de la Côte d’Émeraude. Perchée sur un rocher granitique, à l’embouchure de la Rance, la ville enserrée dans ses remparts dresse fièrement sa haute silhouette de granit et d’ardoise. Il existe sans conteste une âme malouine, façonnée par des siècles de luttes sur terre et sur mer. Les Malouins voudront toujours prendre en mains leur propre destin, forgeant très tôt une devise qui clame haut et fort leur belle indépendance :”Malouin d’abord, Breton peut-être, Français s’il en reste …”.

Saint-Malo, accès aux rempartsAccès aux remparts

Le tour des “murs” mène de bastion en tour. D’un côté, les rues étroites de la ville. De l’autre, de magnifiques panoramas sur les plages et les forts.

Saint-Malo, île du Grand BéÎle du Grand Bé où se trouve la tombe de Chateaubriand

Louis XIV a voulu mettre hors d’atteinte la ville de Saint-Malo. Pour ce faire il a demandé à l’illustre architecte Vauban de construire quatre forts à la fin du XVIIe siècle.
Témoins de l’histoire de la cité corsaire, ces joyaux d’architecture tiennent bon encore aujourd’hui.

Pour protéger le port de Saint-Malo, le Fort National a été construit en 1689 par Vauban en même temps que les remparts de la ville. Il servait autrefois de poste de surveillance pour défendre les Malouins contre les Hollandais et les Anglais qui désiraient se venger des agressions des pirates.

Saint-Malo, Fort NationalDes brise-lames, la plage et le Fort National

Pour savoir si le fort est ouvert à la visite, il suffit de voir si le drapeau français est hissé : c’ est en général le cas en été, lorsque la marée est basse.

Saint-Malo et Fort National

 

Et ce n’est plus le cas lorsque la marée est haute et que le fort n’est plus accessible à pied.

Quelques précisions  sur :

l’histoire de Saint-Malo

Ce site d’origine gauloise, occupé ensuite par les Romains , doit son nom à un moine gallois Maclow ou Maclou (les Malouins ont enlevé le “c”), qui s’y établit au VI siècle afin de convertir la population païenne au christianisme.

Saint-Malo n’ était à l’origine qu’une île fortifiée qui fut reliée à la terre au XVIIIe siècle.

Refuge des troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale, la ville fut détruite à 80% en août 1944 lors des bombardements lancés par l’armée américaine pour contraindre les allemands à la reddition. Sa reconstruction (avec le granit des îles voisines de Chausey) a respecté avec fidélité le style traditionnel et seul un œil averti peut distinguer les nouveaux bâtiments des anciens ( voir à ce propos la seconde vidéo à la fin de cette page).

Saint-Malo, plageune plage de Saint-Malo

quelques Malouins célèbres

Jacques Cartier (1491-1557)

Navigateur et explorateur, il fut le premier français à atteindre, en 1534, les terres qui deviendront plus tard le Canada.

Robert-Charles Surcouf ( 1773-1827)

Un des plus célèbres corsaires français ! Mandaté par le roi pour attaquer et piller les navires de guerre, il amassa une énorme fortune et ne courait pas le risque d’être pendu comme les pirates.

Saint-Malo, statue de Robert Surcouf

François-René de Chateaubriand (1748-1848)

Écrivain et homme politique, l’auteur des Mémoires d’Outre-tombe est l’un des précurseurs du romantisme. Il repose face à l’océan, sur l’île du Grand Bé, accessible à pied par marée basse.

les brise-lames

Les brise-lames qui font partie du patrimoine, se retrouvent sur bon nombre de cartes postales. Ces troncs d’arbre plantés dans le sable sont comme des sentinelles tournées vers la mer. Ils protègent la ville de l’assaut des vagues.

Saint-Malo, les brise-lames

 

Unique en son genre, ce système de protection fut imaginé à la fin du XVIIè siècle, après une tempête qui avait endommagé les remparts. Saint-Malo connait les plus grandes marées d’Europe, avec une différence de 13 mètres entre la haute mer et la basse mer. Sans ces brise-lames, la maçonnerie souffrirait face à l’énergie des vagues.

Voici d’ailleurs une vidéo de la grande marée de janvier 2014 ! Hallucinant !

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Au XIX è siècle, 2 600 brise-lames étaient en place. De nos jours, on en compte 3 000. En 2007 et 2008, la ville a effectué un vaste plan de rénovation, car certains n’avaient pas été changés depuis près d’un demi-siècle. Les ouvriers ont pu travailler uniquement à marée basse. Chaque tronc de chêne mesure environ 7 m et est  amené sur la plage par une pelleteuse, qui le lève ensuite à la verticale, au-dessus d’un trou. Le tronc est enfoncé de 2,50 m dans le sable avec le godet de la pelleteuse. Les brise-lames sont disposés en quinconce, avec une grande précision.

les chiens du guet

En se promenant le long des remparts de Saint-Malo, on remarque un panneau : “Attention aux chiens”.

Les chiens du guet étaient une meute de chiens de garde que l’on lâchait dès la nuit tombée, sur la grève entourant les remparts de Saint-Malo, dans le but d’assure la protection de la ville : dissuader les intrus d’attaquer la ville ou de piller les cargaisons des navires accostés dans le port et dans les chantiers navals.

Afin qu’ils n’ attaquent pas les habitants, ces chiens étaient lâchés pendant la période du couvre-feu, lorsque les portes de la ville étaient fermées.

Saint-Malo, blasonBlason de Saint-Malo

Les chiens du guet étaient entretenus aux frais de la commune. Des officiers municipaux étaient chargés de les dresser, les nourrir, les lâcher au coucher du soleil, et les ramener au matin. Ils ont été instaurés en 1155 et ont assuré leur fonction jusqu’au 7 mars 1770, date à laquelle ils ont dévoré un officier de marine qui avait tenté de forcer le passage et d’escalader l’enceinte. A la suite de cet accident, la municipalité a donné l’ordre d’empoisonner les chiens.

Saint-Malo, vue vers Dinardvue à partir de Saint-Malo vers Dinard

Saint-Malo vu de Dinardvue de Saint-Malo à partir de Dinard

Extrait de l’émission “Des racines et des ailes” du 16 septembre 2015. La partie concernant Saint-Malo se situe de 00 min à 21 min.

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Ci-dessous, la musique qui illustre cette page : Santiano par Gérard Jaffrès

Office de tourisme de St-Malo