Riga

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Visite de la vieille ville

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La capitale lettone est située sur les rives du fleuve Daugava (500 m de large) et blottie au fond d’un golfe de la mer Baltique. “Perle de la Baltique”, comme on la surnomme, Riga est surtout la plus industrielle, la plus grande (770 000 habitants) et la plus citadine des trois capitales baltes ( Vilnius pour la Lituanie au Sud et Tallinn pour l’Estonie au Nord). La plus cosmopolite aussi, compte tenu de l’ouverture sur le monde dont elle a bénéficié au temps où Riga était l’une des bases du commerce hanséatique. (Les   villes hanséatiques sont, en Europe du Nord, les villes qui, au Moyen Âge, ont adhéré à la ligue marchande de la Hanse. Celle-ci prit naissance en 1241 par le traité formé entre Hambourg et Lübeck dans le but de protéger leur commerce contre les pirates de la Baltique et de défendre leurs franchises contre les princes voisins. Par la suite, elle comptait jusqu’à 80 villes.)

En déambulant dans les rues de la capitale, on remonte huit siècles d’histoire. En effet on peut y découvrir tous les  styles architecturaux présents en Europe occidentale : roman, gothique, Renaissance, maniériste, baroque, classique, Art nouveau.

Le nom de Riga est mentionné pour la première fois en 1189, mais ce n’est qu’en 1201 que Riga est fondée par l’archevêque Albert de Brème.

Dominé au fil des siècles par les Polonais, les Suédois, les Allemands et les Russes, c’est le 18 novembre 1918, que le premier État indépendant de Lettonie est proclamé et que Riga devient la capitale du pays. Le 21 août 1991, après cinquante ans d’occupation soviétique, l’État letton est restauré. Aujourd’hui , la capitale compte presque le tiers de la population du pays.

Riga, rue fleurie
Riga, rue fleurie

Riga est un port important de la mer Baltique, le carrefour des lignes de chemin de fer et des axes routiers, ainsi qu’un centre industriel et culturel. Parmi les branches les plus importantes de la vie économique de Riga, on peut mentionner l’industrie lourde, la production et le service des moteurs Diesel, l’industrie chimique et pharmaceutique, l’industrie du bois, agroalimentaire, textile et électromécanique.

La vieille ville est le centre originel, historique et  géographique de la ville. Elle compte de très nombreux monuments historiques dispersées dans un labyrinthe de ruelles médiévales. En voici les plus importants (et la liste est déjà longue …)

  • La Cathédrale de Riga ou Cathédrale du Dôme

La première pierre en fut posée en 1211 et elle reste l’un des plus remarquables monuments de l’architecture du XIIIè siècle.

Riga, cathédrale
Riga, Cathédrale du Dôme

Le Dôme, plus grand édifice religieux des pays baltes, est particulièrement célèbre par son orgue démesuré de 6 768 tuyaux. Fabriqué en bois et en métal, il trône depuis 1884 dans la cathédrale. Il était alors l’instrument le plus grand et le plus moderne de son temps.

Riga, Cathédrale, orgue
Riga, Cathédrale, orgue

Le cloître reste aujourd’hui l’une des plus belles parties de l’ensemble du Dôme. Ce passage décoré d’arcades s’ouvrant sur la cour intérieure, reste avec ses 118 m de long l’une des rares représentations de l’art architectural médiéval dans la région balte. Curieux : c’ est le premier cloître que je visite qui présente un collection d’objets au sol, dont … des fûts de canon. Je ne me souviens plus de l’ explication du guide à ce propos.

Riga, cloître de la cathédrale
Riga, cloître de la Cathédrale du Dôme
Riga, cathédrale, cloître
Riga, cathédrale, cloître
Riga, cloître de la Cathédrale du Dôme

 

  • L’Église Saint-Pierre

L’église St-Pierre est une basilique luthérienne. C’est un imposant bâtiment en briques rouges.

Riga, église St-Pierre
Riga, église St-Pierre

D’abord construite en bois dès 1209, elle a ensuite été rebâtie en pierre. Elle associe les styles roman, gothique et baroque. Au XVème siècle, la tour haute de 130 mètres est érigée :  sa structure en bois était la plus haute de son époque. C’est à cette période que sont ajoutés les trois portails. Incendies et guerres ont conduit à de nombreuses reconstructions. En 1721, la tour, frappée par la foudre, est détruite. Pierre le Grand, tsar de Russie, dont dépend alors la Lettonie,  ordonne une immédiate reconstruction … qui mettra 25 ans à être achevée. Plus contemporaine, hélas, la Deuxième Guerre Mondiale est fatale au bâtiment. Les travaux  redémarrent en 1954, la tour renait en 1967 avec une structure métallique cette fois,  un ascenseur  et une hauteur  de 123 mètres. Enfin, en juillet 1975, l’horloge est remise en  place, avec une particularité : elle n’a qu’une seule aiguille marquant les heures.

L’ascenseur (payant) permet d’accéder à une hauteur de 72 m et de dominer toute la ville à 360 ° ! Point de vue fabuleux mais très venté !

Ci-dessous quelques prises de vue effectuées en toute hâte :

Voici la Cathédrale de Riga et l’ancienne Bourse : bâtiment rouge brique.

Riga, vue à partir du clocher de l'église St-Pierre
Riga, vue à partir du clocher de l’église St-Pierre

Le Musée de la Bourse de Riga abrite les collections d’art étranger. Entre 1920 (date de son ouverture) jusqu’en 2011, ce musée était situé dans l’aile sud du Château de Riga. Ensuite, le musée rouvre dans l’ancienne Bourse, fraîchement rénovée.

Construit entre 1852 et 1855, la façade du bâtiment de la bourse est basée sur l’architecture des palais vénitiens, dans un style néo-renaissance. Ses façades présentent une profusion de décorations architecturales, avec des colonnes, des pilastres et des corniches, ainsi que des sculptures et des bas-reliefs au contenu allégorique.
 

Le fleuve Daugava, le Marché Central et la Tour TV et Radio.

Riga, vue sur la Daugava, le marché central et la tour TV  Riga, vue du clocher de St-Pierre sur la Daugava, les halles du Marché Central et la Tour TV et Radio

La Tour TV et Radio de Riga est la plus grande structure des Pays Baltes. Elle a été construite entre 1979 et 1986 et atteint 368 m, ce qui en fait la 3ème plus grande tour d’Europe et la 11ème du monde.


 Ouvert en 1930, le Marché Central est classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Il est formé de 5 bâtiments principaux qui sont d’anciens hangars à zeppelins laissés par l’armée allemande durant la 1ère guerre mondiale et achetés par le gouvernement en 1922.  Il compte plus de 3 000 stands commerciaux. Chaque bâtiment à sa spécificité : viandes, poissons, produits laitiers, épicerie, légumes et fruits. Il y a entre 50 et 70 000 visiteurs quotidiens  pendant la semaine et jusqu’à 100 000 les week-ends.

Académie des Sciences

Riga, Académie des Sciences
Riga, Académie des Sciences

Non loin du Marché Central, se situe l’ Académie des Sciences de Lettonie, bâtiment datant de l’Union Soviétique et surnommé par les locaux  “le gâteau d’anniversaire de Staline” ou “le Kremlin letton”.

Bibliothèque Nationale

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Riga, Daugava, Bibliothèque Nationale de Lettonie

La construction de la Bibliothèque Nationale de Lettonie, est l’œuvre d’un architecte américain d’origine lettone. Ce  bâtiment très récent a été  terminé en mai 2014, année où Riga a été capitale européenne de la culture. 

Pont Vansu sur la Daugava et Cathédrale du Dôme

Riga, pont à haubans Vansu et Cathédrale du Dôme
Riga, pont à haubans Vansu et Cathédrale du Dôme

Le pont Vanšu   est un pont à haubans qui traverse la  Daugava . Il a été construit pendant la période soviétique et ouvert au public en 1981.

  • Les musiciens de Brème
 

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Riga, les Musiciens de Brème
Riga, les Musiciens de Brème



Contournant l'Eglise St-Pierre, on découvre sur une petite place, une curieuse statue. Ce sont "Les Musiciens de Brème", cadeau de la ville de Brème en 1990, dans la cadre d'une collaboration économique et culturelle. Elle rappelle que l'évêque Albert, fondateur de la ville de Riga, en était originaire.



Quatre animaux : un âne, un chien, un chat et un coq s'alignent de bas en haut et invitent les touristes et autres passants à toucher leur museau d' ailleurs tout brillant. Tant d' application s'explique : le geste est bien sûr un porte-bonheur !


 

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  • La Grande Guilde et la Petite Guilde

L’origine des Guildes remonte au début du XIVème siècle. Il s’agissait d’associations corporatives de commerçants ou d’artisans.

Avec ses allures de palais vénitien, la Grande Guilde ( Liela Gilde) est un bâtiment construit dans les années 1854-1857 . Déjà connue au Moyen Age comme la Guilde Sainte Marie, la Grande Guilde était dévolue aux négociants, marchands et bijoutiers.

Riga, Grande Guilde
Riga, Grande Guilde

Après un incendie en 1963, le bâtiment fut reconstruit deux ans plus tard avec un nouveau hall d’entrée et l’intérieur adapté aux besoins d’une salle de concert. Il abrite aujourd’hui l’Orchestre Symphonique National de Lettonie.

A côté, la Petite Guilde (Maza Gilde) ressemble à un château fort de conte de fée. Elle regroupait des artisans plus modestes.

Riga, Petite Guilde
La Petite Guilde en hiver
Riga, petite Guilde
… à droite, la Petite Guilde, en été
  • La maison des Chats

Juste en face de ces beaux édifices, se situe un immeuble jaune vif flanqué de deux tours. C’est la Maison des Chats (Kaku Maja). Elle a été construite en 1909 pour un riche commerçant qui souhaitait intégrer la Grande Guilde, mais dont l’adhésion fut refusée ; fâché et  humilié, il manifesta sa vengeance en choisissant la position des statues des chats fichées en haut des deux tourelles : ils montreraient leur arrière-train à la puissante Guilde ! Il fut finalement admis … et les chats retrouvèrent une attitude plus convenable … nous regardant désormais de haut !

Maison des Chats à Riga
Riga, Maison des Chats

L’anecdote a rendu la maison célèbre, et les chats sont devenus représentatifs de la ville de Riga.

Riga, maison des Chats

Riga, Petite Guilde et Maison des Chats
Riga, Petite Guilde, Maison des Chats
  • Les Trois Frères

Ce sont les trois maisons d’habitation en pierre les plus vieilles de la ville.

Celle à la façade blanche, très particulière, la plus ancienne, date du XVème siècle. Au rez-de-chaussée se trouvent les pièces où l’artisan et sa famille vivaient, travaillaient et vendaient leurs marchandises. Les matières premières et les produits étaient entreposés dans la cave et au grenier.

Les deux autres maisons ont été construites au XVIIème et au XVIIIème siècle. Celle du milieu abrite aujourd’hui le musée de l’architecture de Riga.

Riga, les Trois Frères
Riga, les Trois Frères
  • Le théâtre d’art dramatique russe Michaël Tchekhov

Un autre bâtiment remarquable est le théâtre d’art dramatique russe de Riga ou théâtre Michael Tchekhov. Fondé en 1883, c’est le plus ancien des théâtres russes en dehors de la Russie.

Riga, théâtre russe
Riga, Théâtre d’art dramatique russe ou théâtre Michaël Tchekhov

Le même la nuit Riga, théâtre russe Le même avec les belles couleurs estivales Riga, théâtre d'art dramatique russe

Dommage qu’une structure massive à l’arrière de la façade, sans doute partie intégrante du théâtre, enlaidisse l’esthétique  de celle-ci.

Riga, Petite Guilde, Maison des Chats, Tour Poudirière
Vue du clocher de St-Pierre : toujours la Petite Guilde, la Maison des Chats. Derrière celle-ci, la Tour Poudrière. A droite la structure imposante sur le toit du Théâtre Russe
  • La Tour Poudrière

Comme la majorité des villes médiévales, Riga possédait un système de fortifications composé de murailles et de tours. La Tour de la Poudrière comptait parmi les 28 tours qui s’élevaient tout le long du mur d’enceinte de la ville. Érigée en 1330, la Poudrière gardait l’accès principal de la ville côté terre ferme. On l’appelait alors la Tour du Sable, du nom de la grande route sablonneuse qui menait jusqu’à la capitale. En 1621, lors de la bataille menée par le roi de Suède  Gustave-Adolphe, la tour est détruite, mais on s’empresse de la reconstruire afin d’y entreposer les réserves de poudre, d’où son nom. Elle abrite aujourd’hui le musée de la Guerre.

Riga- Tour Poudrière
Riga, la Tour Poudrière
Riga, Tour Poudrière
  • Le mur aux blasons

Le mur de la Caisse d’Épargne de Riga  est décoré par les armoiries des villes lettones.

Riga, mur aux blasons
Riga, mur aux blasons
  • L’Opéra National de Lettonie

Il a été construit en 1863 et présente une belle façade néoclassique à colonnades.

Riga, Opéra
Opéra National de Lettonie
  • La Cathédrale de la Nativité

Sur l’esplanade du parc, derrière le musée des Beaux-Arts, voici la cathédrale russe orthodoxe, qui avait été transformée en planétarium pendant l’époque soviétique. Cela lui vaut encore aujourd’hui d’être surnommée ainsi. De style byzantin, elle fut érigée entre 1876 et 1884 pour symboliser la puissance de la Russie orthodoxe. La somptuosité de son intérieur et la finesse de ses icônes en font un lieu incontournable pour qui veut se familiariser avec la religion orthodoxe.

Riga, vue sur la cathédrale orthodoxe et le monument de la liberté
Riga, Cathédrale Orthodoxe, le Monument de la Liberté et Hôtel Radisson au sommet duquel se trouve un restaurant-café panoramique

Les photos sont, hélas, interdites ! Impossible de faire un petit clic discret dans un coin. J’ ai quand même tenté le coup et me suis fait rappeler à l’ordre illico … Trouvée sur YouTube cette courte vidéo qui donne néanmoins un petit aperçu …

  • Le Monument de la Liberté

Sculpté de 1931 à 1935 , le Monument de la Liberté est aussi cher aux Lettons que la Tour Eiffel aux Français. Il témoigne de l’amour que le peuple porte à la patrie, et demeure le symbole de son désir d’indépendance. La devise grave au pied de la statue : “Patrie et Liberté” , résonne dans toutes les têtes du pays.

Installé le 18 novembre 1935 à l’occasion du 17ème anniversaire de l’indépendance de la Lettonie, il est le symbole de la liberté du pays. A ce titre, pendant l’occupation soviétique, toute manifestation dans son périmètre était interdite. Il est régulièrement gardé par des soldats en faction et occasionne une petite relève de la garde.

 

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Riga, monument de la Liberté
Riga, Monument de la Liberté






Riga, Monument de la Liberté

Haut de 42 m, ce monument a été construit grâce aux dons de la population. Le premier niveau présente treize statues qui rendent hommage à  l’histoire, à la culture et aux valeurs lettones,

Au sommet Milda, la Marianne lettone, soutient à bout de bras, les étoiles symbolisant les trois régions de Lettonie (la Kurzeme, la Vidzeme, et la Latgale ; la Zemgale ayant vu le jour plus tardivement).

  • Les bâtiments “Art nouveau”

La vieille ville présente quelques cinquante bâtiments “Art nouveau” remarquables, mais l’ essentiel de l’impressionnante collection se trouve dans le quartier “Art nouveau” et constituera le sujet d’ un autre article.

Voici par exemple un magnifique restaurant

Riga, restaurant art nouveauRiga, restaurant art nouveau

Riga, restaurant art nouveau

  • L’Hôtel de ville et la place de l’Hôtel de ville

Ci-dessous la place de l’Hôtel de ville avec, à l’arrière l’Hôtel de Ville et une partie de son clocheton et sur la place le grand sapin de Noël.

Riga, place de l'Hôtel de ville
Riga, place de l’Hôtel de ville et grand sapin de Noël

Dès la fin du XIIIème siècle, l’administration de la cité siège ici, mais le bâtiment de l’Hôtel de ville ne voit le jour qu’en 1785. Il a été maintes fois remanié, avant d’être victime d’un incendie en 1941 et détruit en 1954. Sa reconstruction s’est effectuée à partir de 1998 et il est ouvert au public depuis 2017.

Riga, Hôtel de ville
L’Hôtel de ville de Riga
  • La Maison des Têtes Noires

Le bijou de Riga est assurément la Maison des Têtes Noires, situé juste en face de l’Hôtel de ville.  Construit en 1334 ce bâtiment, considéré comme le plus beau de la ville, a été détruit  lors d’un  bombardement allemand en 1941. La paix revenue, les autorités soviétiques dynamitèrent les ruines restantes du monument en 1948 et les remplacèrent par un jardin, les sculptures ornant la façade étant entreposées dans les musées de la ville. Ce n’est qu’en 1995 que l’on décida la reconstruction à l’identique de l’édifice d’après des gravures et des plans et ce conformément à la devise de la bâtisse qui dit : “Si je suis détruite, que je sois reconstruite.” La reconstruction fut terminée en 1999 et  en 2001 Riga put fêter dignement les 800 ans de sa fondation.

Riga, Maison des Têtes Noires
Maison des Têtes Noires

Elle porte le nom de la confrérie  qui siégeait ici : il s’agissait de la Guilde des négociants célibataires qui séjournaient dans cette demeure lors de leur passage à Riga.

Riga, Maison des Têtes Noires
Maison des Têtes Noires ; le bâtiment noir que l’on aperçoit à droite est le Musée de l’Occupation

Elle est purement et simplement exceptionnelle et il faudrait des heures pour avoir le loisir d’admirer ses innombrables détails qui la rendent si originale : le beau portail, la façade à pignons , toutes les statues ,les écussons, les petits obélisques,  le bandeau bleu et or, la magnifique horloge aux cadrans complexes indiquant la date et l’heure … Sa remarquable architecture Renaissance flamande fait d’elle le fleuron de la ville.

Riga, Maison des Têtes Noires
Riga, Maison des Têtes Noires

En 1522, sont apposés près de l’entrée deux bas-reliefs polychromes représentant à gauche, la Vierge  et l’Enfant Jésus et à droite, Saint Maurice le Maure, saint patron des marchands. La statue la plus renommée est celle de Saint Georges terrassant le dragon, à l’angle droit de l’édifice.

Riga, Maison des Rêtes Noires, portail d'entrée
Riga, portail d'entrée de la Maison des Têtes Noires
Riga, Maison des Têtes Noires, statue de St-Georges
Riga, Maison des Têtes Noires, statue de St-Georges terrassant le dragon

Vers la fin du XIXème siècle, la façade est ornée d’armoiries et de sculptures en zinc rendant hommage à Neptune, dieu de la mer, et à Mercure, protecteur du commerce.

Voici trois des quatre statues d’origine, qui avaient été mises à l’abri, et  qui ont pu être remises à leur place sur la façade.

Riga, maison des Têtes Noires
Riga, maison des Têtes Noires

Les salles de l’édifice sont aujourd’hui réservées aux soirées officielles, bals et conférences. Outre un restaurant, le lieu abrite aujourd’hui l’office du tourisme, une boutique, ainsi qu’un musée historique retraçant l’histoire de cette maison.

  • La tradition du sapin de Noël est née à Riga !

Ce n’est a priori qu’une légende, mais, surtout puisqu’il s’agit d’une légende de Noël, le principal est de retrouver son âme d’enfant et d’y croire. Celle-ci nous ramène en 1510, il y a donc plus de 500 ans. 

A cette époque, une des guildes les plus connues à Riga était la Confrérie des Têtes Noires qui regroupait les jeunes marchands et capitaines de navires arrivés récemment à Riga.

En 1510, à l’approche du solstice d’hiver (21 ou 22 Décembre), les membres de la Confrérie partirent dans la forêt pour trouver un sapin, le plus grand sapin possible, afin de le brûler sur les bords de la Daugava selon la tradition qui voulait que l’on brûle des bûches à l’approche du solstice. Mais comme le sapin qui avait été ramené était vraiment très grand et risquait de mettre en danger les maisons avoisinantes si on le brûlait, les membres de la confrérie se réunirent pour discuter de la décision à prendre.

Pendant ce temps, des enfants découvrirent l’arbre sur les bords de la Daugava et pensèrent que, s’il était là, c’était parce que c’était un arbre spécial, extraordinaire. Et ils commencèrent à le décorer avec ce qui leur tombait sous la main : des pommes, des noix, leurs gants, des couronnes de fleurs et de baies séchées, etc. Lorsque la nuit tomba, les enfants rentrèrent chez eux, abandonnant l’arbre ainsi décoré.

Lorsque les membres de la confrérie sortirent de réunion, sans avoir pris de décision, l’un d’entre eux s’en alla vers les bords de la Daugava et découvrit le sapin décoré par les enfants, et en plus , couvert de givre et scintillant dans la nuit. Il alla chercher ses collègues et ceux-ci décidèrent d’installer le sapin sur la place centrale de Riga, devant l’Hôtel de Ville et la Maison des Têtes Noires. Les membres de la confrérie complétèrent la décoration faite par les enfants avec des rubans, des jouets, etc.

 Voyant cela, les habitants déclarèrent : “C’est un arbre de Noël, un cadeau que nous devons perpétuer pour apporter à chacun la joie de Noël.” Ainsi naquit la tradition du sapin de Noël.

Aujourd’hui, une plaque (ci-dessous) commémore l’emplacement où fut érigé il y a plus de 500 ans le premier arbre de Noël.  

Riga, emplacement du premier sapin de Noël
Riga, emplacement du premier sapin de Noël

C’ est une belle histoire, non ?

  • Les parcs et les espaces verts

En plus de cette profusion de monuments historiques, la ville de Riga compte aussi de magnifiques parcs où il est agréable de s’évader et  s’oxygéner.

Riga, parc
Riga, parc
  • Pour finir, voici une vidéo qui présente un survol de Riga en drone. Dommage que les couleurs soient trop saturées …

Sur la photo de présentation ci-dessous, on voit la place de l’Hôtel de ville avec la fameuse Maison des Têtes Noires. Comment a t-on pu construire un aussi hideux bâtiment noir à côté de cette merveille ? Et occulter ainsi la vue qu’ on avait de cette place sur l’église St Pierre ? Le dit bâtiment noir n’ existait pas il y a quelques années et la place était infiniment plus esthétique.

En conclusion de cette première partie, on peut dire que Riga est une ville très intéressante à visiter. Sa découverte est plus agréable et plus colorée en été, mais il y a profusion de touristes et les photos sont parfois difficiles à prendre. En hiver il fait froid et humide. Moins de monde ! La ville est toujours belle, mais j’ai été plutôt déçue par les marchés de Noël et l’illumination discrète des bâtiments et places.  Si l’on fait abstraction de ce dernier point, c’est – au niveau architectural – une destination magique à découvrir !

Il reste maintenant à visiter le quartier “Art nouveau”! Suite au prochain numéro !

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Musique d’illustration de cette page
Fantasy Music- ” Lumina”