Barcelone

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Barcelone compte aujourd’hui 1,7 million d’habitants, ce qui en fait la deuxième ville d’Espagne, après Madrid.  Son port et son dynamisme économique en font la principale rivale de la capitale madrilène. Barcelone bénéficie également d’un véritable bouillonnement artistique. Elle a vu passer de grands maîtres tels que Picasso, Dali ou le célèbre architecte Gaudí

Trois incursions de quelques heures dans cette magnifique ville (en 1999, 2011 et 2014) m’ont mis l’eau à la bouche. Je rêve de découvrir cette merveille lors d’un séjour beaucoup plus long, une semaine par exemple, et surtout de pouvoir visiter l’intérieur de la basilique Sagrada Familia. Il ne reste plus qu’ à trouver la bonne formule pour déguster toutes ces splendeurs et curiosités architecturales et avoir le temps nécessaire pour les savourer !

BarceloneBarcelone : vue panoramique à partir de la colline Montjuic. On voit la Sagrada Familia en construction, surmontée par les grues.

Barcelone

Vue sur le port où est amarré le “Costa Séréna”,  le bateau de la croisière effectuée en 2011

La Sagrada Familia 

Son calendrier relève des grandes cathédrales médiévales, et son histoire est digne des meilleurs feuilletons à rebondissements, dont la pancarte « the end » devrait seulement être affichée en… 2026 ! Cela ne l’empêche pas de tenir déjà le haut de l’affiche, avec plus de 2 millions de visiteurs qui se pressent sous ses murs chaque année. Une entreprise de longue haleine, dont l’ambition est à la hauteur du surnom de son concepteur, « l’architecte de Dieu ».

Un temple expiatoire

C’est en effet à ce temple expiatoire de la Sainte Famille, qu’Antoni Gaudi a consacré les dernières années de sa vie.

Tout commence avec l’appel du pape Pie IX, pour un renouveau de la foi catholique en réaction contre l’émergence des idées libérales. Un riche éditeur, Joseph Maria Bocabella i Verdaguer, décide d’élever un temple dédié à la Sainte Famille, où les citoyens pourraient expier leurs péchés. Fondateur d’une congrégation archi-conservatrice, il rassemble les fonds, et la construction débute en 1882. Un an  plus tard, l’architecte Francisco del Villar quitte le projet, et Antoni Gaudi reçoit carte blanche pour terminer la cathédrale.

L’architecte de Dieu

Né à Reus, au sud de la Catalogne, dans une famille d’artisans, Antoni Gaudi (1852-1926) est diplômé d’architecture en 1878. Jusqu’en 1910, il travaille à de nombreux bâtiments et, très vite, personnifie le mouvement des « modernistes ». Il jouit déjà d’une grande renommée lorsqu’il entame la Sagrada Familia. Pétri de religion, il commence à considérer cette construction comme une mission sacrée. Il investit tout son savoir technique et, lorsque les fonds se raréfient, tout son patrimoine dans l’édification de la cathédrale. Il conçoit ainsi un projet formé de 3 façades monumentales consacrées à la Naissance du Christ, à sa Passion et à sa Gloire. Chaque façade se compose de 4 tours très hautes (107 m) qui dans leur ensemble symbolisent les 12 apôtres. La grand flèche centrale symbolise le Sauveur et se trouve entourée de 4 tours symbolisant les 4 évangélistes. L’abside de l’église est couronnée d’une autre belle aiguille représentant la Vierge Marie.

L’ambition est monumentale. Gaudi installe des ateliers sur le site et forme des artisans pour produire les décorations qu’il désire.

Avec une sorte de mouvement en bourgeonnement de la pierre, les flèches prennent un contour galbé et leur décoration est particulièrement soignée. A leur sommet, des inscriptions et des motifs de couleurs sont d’une grande précision … invisible à l’œil nu. Lorsqu’on soulignait l’absurdité d’une telle précision pour quelque chose que personne ne verrait jamais, Gaudi rétorquait : « les anges les verront ».

Victime d’un accident de tramway, il meurt en 1926. Toute la ville assiste à ses funérailles. La Sagrada Familia ne comporte alors que la crypte, les murs des absides, une porte et une flèche. En 1930, trois tours sont ajoutées. Mais, en 1936, les ateliers sont incendiés par un groupe de combattants anarchistes. Il faudra un long travail de restauration des plans et des maquettes pour que les travaux reprennent en 1952. Néanmoins, les informations manquent sur la manière dont Gaudi pensait résoudre les énormes problèmes techniques liés à l’édifice. La construction progresse, avec l’achèvement de la façade sud-ouest, quatre flèches, et la réalisation de la nef. Si tout va bien, la Sagrada pourrait être terminée en 2026 : c’est du moins ce qui est annoncé dans l’extrait de l’émission « Des racines et des ailes » du 15 avril 2015 (YouTube).

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Première façade  ou façade de la Nativité

Elle est organisée autour de trois portails consacrés à l’Espérance, la Charité et la Foi. Quatre clochers s’élèvent au-dessous de l’entrée et devraient accueillir des carillons susceptibles de jouer une musique complexe.

Barcelone, Sagrada FamiliaSagrada Familia, façade de la Nativité

La naissance de Jésus y est célébrée en musique : un chœur d’anges chante pour la Nativité.

Barcelone, Sagrada FamiliaSagrada Familia, façade de la Nativité

Toute la façade est un véritable hymne à la nature. Elle est couronnée par un arbre de vie, coloré comme le souhaitait Gaudi et entouré de 21 colombes.

Deuxième façade ou façade de la Passion du Christ

Barcelone, Sagrada Familia

Barcelone, Sagrada FamiliaBarcelone, Sagrada Familia

Quelques détails de ces deux façades ci-dessous

Barcelone, Sagrada Familia

Barcelone, Sagrada FamiliaBarcelone, Sagrada Familia

Barcelone, Sagrada Familia

Barcelone, Sagrada FamiliaBarcelone, Sagrada Familia

Troisième façade ou façade de la Gloire

(Pas de photos pour le moment !)

Le parc Güell 

Barcelone doit ce parc à l’initiative du Comte Güell, grand amateur des Beaux Arts, et à son architecte et ami, le génial Antonio Gaudi.

L’escalier central qui permet d’accéder au Salon des Cent Colonnes est joliment décoré de mosaïque blanche.

Barcelone, parc GüellParc Güell, escalier central

Barcelone, parc GüellParc Güell, détail d’une mosaïque de l’escalier central

Une tête de saurien sur le blason de la Catalogne décore la partie centrale de l’escalier, et plus loin, un énorme lézard est recouvert de morceaux de mosaïque polychrome.

Barcelone, parc GüellBarcelone, parc Güell

A droite, aperçu du Salon des Cent Colonnes, en réalité 98 colonnes doriques qui supportent la grande terrasse mirador.

Mais que de monde …

Édité en janvier 2016

Fond musical pour cette page:

Armik : “Romantic spanish guitar music”

 

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